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L’effondrement pour 2030 ? Ça se précise !

Selon deux chercheurs, spécialistes des algorithmes, la déforestation et la sur-consommation des ressources naturelles pourraient provoquer un “effondrement irréversible” du mode de vie occidental d’ici 10 ans…

Deux chercheurs des Universités de Londres et du Chili, Mauro Bologna et Gerardo Aquino, se sont penchés sur les différentes statistiques à leur disposition, pour en tirer une conclusion claire : sans changement de cap, un collapse des sociétés techno-industrielles pourrait intervenir dans les années 2030.

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Leur rapport, publié par la revue Nature, décrit un cocktail explosif, à base de déforestation, de  consommation excessive des ressources naturelles et d’augmentation de la population humaine.

La déforestation en quelques chiffres : selon le rapport sur l’état des forêts dans le monde en 2020, publié par l’ONU (FAO et PNUE), le taux de déforestation mondiale diminue depuis les années 90. Nous serions passés de 7.8 millions à 4.7 millions d’hectares détruits par an. Problème : en termes absolus, ce sont plus de 178 millions d’hectares de forêt qui ont disparu entre 1990 et 2020… et ces calculs ne prennent pas en compte les méga-feux démarrés en 2020 en Sibérie, Australie, Amazonie et Afrique…

Point de non-retour

Nos deux spécialistes des systèmes complexes estiment le risque de collapse à 90%. “Si nous continuons à détruire les forêts du monde, expliquent-ils, la Terre ne pourra plus subvenir aux besoins de l’humanité“. En effet, sans forêt, plus de stockage du carbone, de production d’oxygène, de conservation des sols, de régulation de l’eau, ni de biodiversité. CQFD.

Ils prévoient d’ailleurs une disparition totale des forêts d’ici un siècle, mais soulignent qu’il ne faudra pas attendre que “le dernier arbre soit abattu” pour voir un effondrement de la civilisation humaine.

Mais alors, quand aurons-nous atteint le fameux “point de non-retour” qui doucherai tout espoir de ralentir le changement climatique ? 

Selon leurs calculs, il resterait une décennie pour “changer de cap”. Mais, si le point de non retour était atteint, la seule voie de survie pour l’humanité serait… un  diminution brutale de la population. Bref, une extinction de masse des Hommes.

Autre solution ? Construire une mégastructure d’astro-ingénierie autour du Soleil pour en absorber l’énergie : une sphère de Dyson. Bref, une folie technologique totalement spéculative, pour ne pas dire délirante.

 

Certes, le taux de fécondité moyen dans le monde a tendance à baisser, et des mesures de protection de l’environnement sont prises dans de nombreux pays; mais ces changements arriveraient trop tard et trop lentement pour modifier la trajectoire de l’effondrement.

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Le Pentagone déjà au courant

Les conclusions de ces chercheurs viennent confirmer le rapport “Implications of Climate Change for the U.S. Army“, remis aux responsables de l’armée américaine fin 2019, qui prévoit, d’ici 2040, de hauts risques de black-out électriques, de pandémies, de sécheresse et d’exodes climatiques de populations, en lien avec l’élévation du niveau de la mer (notamment au Bengladesh, dont la situation serait à suivre de prêt).

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L’étude révèle même que, sans réformes urgentes, la moitié des bases de l’armée américaine dans le monde pourraient entre englouties par les eaux.

Les rédacteurs du rapport n’ont rien d’universitaires écolos en veste de tweed : ce sont des officiers supérieurs du Pentagone, de la DIA (Defense Intelligence Agency) et de la NASA. 

Et leurs prédictions peu réjouissantes ont déjà commencé à se réaliser. Récemment, le fournisseur d’électricité PG&E a dû couper le courant à plus d’1 million de californiens pour éviter des incendies de forêts. Le réseau électrique américain, en piteux état, n’en aurait en réalité plus pour longtemps.

Enfin, le rapport annonce que les centrales nucléaires américaines présentent « un risque élevé de mise à l’arrêt temporaire ou permanente en raison des menaces climatiques ». On peut imaginer qu’il en soit de même en France, qui compte sur son sol 18 centrales nucléaires en activité.

Et si les infrastructures électriques américaines devaient s’effondrer, les États-Unis s’effondreraient… et avec eux, le reste du monde. 

Pour autant, les USA ne semblent pas prêts à s’attaquer à la cause profonde du problème : c’est-à-dire leur dépendance chronique aux combustibles fossiles. À bon entendeur !