Transformer son appart’ en base autonome, c’est facile !

Généralement, en cas de crise majeure, le premier réflexe d’un urbain est de sauter dans sa bagnole et fuir la ville. Mais partir pour s’enfoncer dans un embouteillage ou une campagne isolée, n’est pas forcément la meilleure stratégie. Surtout quand on peut transformer son appart’ en base autonome et durable. Voici comment ! 

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On quitte la maison dans 60 secondes ! Va chercher ta valise !”  La Guerre des Mondes, Steven Spielberg, 2005.

Pourquoi ne pas quitter la ville tout de suite ?

Tout simplement parce que vous ne pourrez pas aller bien loin : routes impraticables, manque de carburant, barrages policiers. Et puis – sauf pour ceux qui ont un point de chute à la campagne – où irez-vous ? Non : inutile d’aller s’isoler sur une route ou zone rurale. Il faut faire face : barricadez-vous derrière la porte de votre appartement. Elle sera bien plus simple à protéger qu’un terrain de 3000 m² ! Et, surtout, ne prenez aucune décision majeure avant, au moins, 96 heures.

Lire aussi : Notre top 10 des guides de survie

Pourquoi 4 jours ? Car c’est 1 jour de plus que le nombre de jours de réserves alimentaires dont disposent les supermarchés. En effet, ces commerces – qui s’approvisionnent en flux tendu pour réduire leurs frais de stockage – ont de quoi fonctionner 72 heures au mieux. C’est d’ailleurs la durée des plans de secours gouvernementaux.

La reco de la rédacvisitez l’excellent site canadien preparez-vous.gc.ca. Une mine d’infos pour tous ceux qui veulent se préparer aux urgences.

Alors pourquoi attendre un jour de plus ? Pour se donner le temps de voir comment tourneront les inévitables rushs d’achat-panique. Calme, émeutes, solidarité, pénuries ? Le temps d’y voir plus clair, évitez le plus possible les zones à risques. S’offrir un jour de marge de sécurité derrière sa porte blindée… ce n’est donc pas une mauvaise idée !

coronavirus
Ruée sur le PQ en Australie durant l’épidémie du Coronavirus…

5 idées pour tenir 96 heures enfermé dans son appart’

Attendre sans rien faire que le calme revienne n’est pas simple : vous manquerez rapidement d’eau et de vivres. Et ce ne sont pas les tomates cerises du balcon ou les laitues du jardinet qui vous rassasieront. Alors, pour ne pas être obligé de bouffer le chat, il vous faut un plan.

Voilà ce qui peut se passer quand on est pas préparé…

1-L’eau, priorité n°1

Une personne consomme près de 2 litres d’eau par jour. Sans dispositif efficace, vous ne tiendrez pas plus de 3 jours. L’eau doit donc toujours rester votre priorité n°1. 

  • En cas de crise majeure, ne faites pas confiance à l’eau qui sort de votre robinet, elle pourrait ne plus être filtrée.
  • Concevez un système de récupération des eaux de pluie avec des sceaux posés sur le balcon ou informez-vous sur l’existence de fontaines dans votre entourage (ce sont généralement d’anciens puits, reliés à une nappe phréatique).

Un peu d’histoire : En 1920, moins d’un quart des communes françaises disposaient d’un réseau de distribution d’eau courante à domicile. On se rendait chaque jour aux puits et aux fontaines publiques, on bien, on confiait cette pénible “corvée de seau” à des porteurs d’eau. De l’antiquité jusqu’au milieu du  XXè siècle, la rare et précieuse source d’eau potable fut l’élément central autour duquel on construisit villes et villages. Ces fontaines et ces puits, que l’on regarde désormais comme des monuments historiques et sur lequel on écrit “eau non potable”, ont été le cœur de la vie des cités pendant plus de 2000 ans. 

  • Équipez-vous d’un dispositif de filtrage d’eau par osmose inverse ou carafe de filtration.  On sait, ça coûte dans les 300 €. Mais ces systèmes sont les seuls efficaces : les méthodes naturelles comme le charbon végétal, les graines de moringa ou les perles de céramique sont, malheureusement, insuffisantes.

Lire aussi : 4 méthodes naturelles pour purifier l’eau du robinet

2-Bouffe : surtout ne stockez pas les pâtes et le riz !

Sous prétexte qu’il s’agit d’aliments “longue conservation”, tout le monde se rue sur les pâtes, le riz, la semoule… erreur fatale !

  • D’abord, ce sont des aliments raffinés, pauvres en nutriments. Ils ne sont pas suffisamment nourrissants
  • Ensuite, ce sont des sucres semi-rapides, utiles si on doit se dépenser… mais totalement inutiles quand on est enfermé à l’intérieur ! Vous allez tourner comme un lion en cage !
  • Enfin, ils doivent obligatoirement être cuits dans de l’eau bouillante pour être mangés… or, comment ferez-vous s’il n’y a ni électricité, ni eau potable ? Un feu sur le balcon ?

Plutôt que des féculents,  stockez des conserves de légumes et de légumineuses (lentilles, pois chiches) en saumure, des conserves de poissons gras (thon, saumon, sardines), des biscuits, des compotes en pots. Et ne vous y prenez pas à la dernière minute, ayez toujours 8 “repas” d’avance dans un placard ou dans votre garde-manger. 

L’idée de génie : et si vous prépariez vos propres conserves, dans des pots en verre ? Voici un excellent tuto pour ça. 

3-L’hygiène : la question qui pue

En cas de collapse, combien de temps mettrons-nous à (ré)apprendre ces 5 gestes essentiels ?

  • Se laver ses mains avant chaque repas,
  • Uriner et déféquer en extérieur (à ce sujet, certaines innovations vont grandement faciliter la vie des femmes),
  • Se laver avec 1 litre d’eau froide et un gant de toilette
  • Aérer les pièces chaque jour durant une bonne heure,
  • Composter ses déchets organiques dans un composteur d’appartement 

4-Se protéger : 6 barrières et une ultime solution

Avertissement : il s’agit pas ici de dissuader de simples cambrioleurs, mais de vous préserver des prédateurs. Les conseils qui suivent ne sont valables qu’en situation de survie, où l’ordre a laissé place au chacun pour soi. E.T.C n’est pas responsable de toutes vos couillonnades !  

  • 1ère barrière : la porte de votre immeuble. Peut-elle résister à une ouverture au pied de biche ?

La reco “zéro parano” : soyez un voisin solidaire ! Vos voisins sont vos amis. En cas de crise, ils deviendront une ressource précieuse, voire indispensable, pour assurer la continuité de la vie. Ils représentent le noyau dur de votre communauté résiliente. Alors commencez dès à présent à lier des liens avec eux. Et pour vous aider à vous organiser en cas de coup dur, téléchargez notre kit “Voisins malins” (en cours de rédaction). 

  • 2ème barrière : la cage d’escalier. Installer une pancarte : “Attention : escalier piégé, nous sommes armés, chiens méchants” vaut parfois toutes les alarmes du monde. Vous pouvez aussi poser un crâne humain à côté. Y’en a des pas trop chers (autour de 100 €) et très réalistes !
  • 3ème barrière : votre porte d’entrée. Avez-vous une porte blindée équipée d’une serrure à 3 points, avec encadrement renforcé, cornières anti-pinces, entrebâilleurs et barre transversale en acier zingué ? Si oui, dormez tranquille ! Si non… 😬
  • 4ème barrière : la no-panic room. En cas d’intrusion, retranchez-vous dans le coin d’une chambre de votre appartement, face à la porte.
  • 5ème barrière : la technique du panier garni. Le meilleur moyen de vous débarrasser d’un voleur est de lui donner ce qu’il veut : conservez à proximité de votre porte, bien en vue, un joli panier garni de produits de première nécessité (eau, nourriture, médicaments, argent…). Votre assaillant repérera le “trésor”, pensera avoir touché le jackpot et songera à partir. À moins qu’il ne le fasse pas… 🤬
  • Ultime solution : la violence. Vous êtes désormais le dernier rempart entre l’assaillant et votre famille. Vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

5-S’occuper autrement que devant des écrans

Nous passons la majorité de notre temps de divertissement devant un écran. Mais une fois le courant coupé,  et les smartphones vides… c’est l’ennui absolu ! Ayez donc de quoi lire, écrire, dessiner, peindre, chanter, danser et jouer (jeux de société, cartes, instruments de musique), etc.

Se divertir est fondamental à notre équilibre psychologique… cela nous permet de nous exprimer, voire de nous extraire de nous-même.

Malette de jeux
Une seule mallette, 100 jeux, 0 électricité.

Lire aussi : Mille et une façons de s’occuper sans écran, ni électronique

96 heures plus tard : quittez la ville

Tant que les villes ne seront pas pleinement entrées dans la transition écologique, vivre une vie autonome et durable exigera de rejoindre une zone rurale.

Alors, si vous avez de la famille ou des amis qui vivent à la campagne, choyez-les ! 

Là, vous pourrez vivre en autonomie, grâce à des sources d’énergies renouvelables, des puits ou des systèmes de récupération des eaux de pluie, un vaste potager, des petits élevages, etc… comme nos amis les Prévost ! 

Un reportage savoureux concocté en 1989 par une chaîne télé Québécoise.

Et si vous êtes multimillionnaire…

Vous pouvez vous offrir ce “Survival Condo“, cet appartement survivaliste de luxe avec piscine et stand de tir… 

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