4 méthodes naturelles pour purifier son eau du robinet
Archives de zoologie expérimentale

4 méthodes naturelles pour purifier l’eau du robinet

Si l’eau de nos robinets est  potable et contrôlée, elle n’est pas pure pour autant. Voici comment se débarrasser naturellement du calcaire, chlore, des pesticides et résidus de médicaments ou d’hormones qui altèrent son goût et sa qualité. 

Vous êtes tenté de vous offrir un dispositif de filtrage d’eau type osmoseur inverse ou carafe de filtration pour purifier l’eau du robinet ? Ne vous ruinez pas tout de suite (ça coûte dans les 300 €) ! Ces systèmes sont faits pour ceux qui récoltent de l’eau de pluie ou de source, dont la potabilité n’est pas garantie. Pour les autres qui se contentent d’ouvrir un robinet, ces systèmes sont inutiles et onéreux. Mais nous avons trouvé 4 façons, aussi efficaces et moins chères, de nettoyer l’eau de votre ville !

Le constat : nos eaux sont polluées, même celles qui sont “officiellement” clean… 

Lire aussi : Allumer la cheminée, la méthode ultime

1-Le charbon végétal Binchōtan

Ces bâtons noirs sont utilisées par les Japonais depuis des siècles pour filtrer l’eau. Ce charbon actif végétal est produit à partir du bois d’un chêne vert particulier : l’ubamegashi. Il a le pouvoir de capter les particules présentes dans l’eau, tels que les nitrates ou le chlore… de neutraliser le PH de l’eau (pas d’acidité) et de la « nourrir » de minéraux.

Son utilisation est d’une simplicité enfantine : plonger le bâton dans une carafe d’eau de 2 litres pendant 8 heures environ. Le charbon est efficace durant 3 mois. Puis, on peut le réactiver 3 mois supplémentaires en le passant 10 minutes dans l’eau bouillante et le faisant sécher. Il faudra ensuite lui dire adieu en le jetant dans votre feu de cheminée, un pot de fleurs ou votre compost.

Problème : à moins de planter un chêne ubamegashi dans son jardin et de maîtriser le brûlage du bois, il faudra l’importer…

méthodes naturelles pour purifier son eau du robinet
Wikicommons

LE + : Non, faire bouillir l’eau ne la dépollue pas. Certains pensent que porter l’eau à ébullition (100°C) pendant une minute la purifie. C’est faux. Certes, la chaleur élimine efficacement les bactéries, les virus et le calcaire (qui forme un dépôt). Mais pas les autres polluants chimiques. C’est une bonne méthode pour rendre l’eau de pluie ou de source potable, mais pas « pure ».

2-Les graines de moringa

Les protéines contenues dans les graines du Moringa, un arbre qui pousse dans les régions tropicales et subtropicales, auraient la faculté de filtrer 99% des bactéries et impuretés de l’eau. 

Vendues en poudre, il suffit d’en verser 50 g par litre d’eau et de laisser agir environ 30 minutes en agitant de temps en temps. Il faudra ensuite filtrer l’eau avec un tissu propre ou une gaze stérile, avant de la boire. La poudre ainsi récoltée peut être recyclée dans le compost, le jardin ou les vases.

Problème : à mois de faire pousser un arbre Moringa chez soi (ce qui n’est pas impossible), il faudra l’importer.

3-Les perles de céramique

Aussi venues d’Asie, les perles de céramique sont fabriquées dans une argile pure.  Riches de nombreux micro-organismes actifs, ces perles sont capables d’absorber le chlore, le calcaire et la plupart des résidus polluants… tout en rejetant des micro-organismes antioxydants.

Il suffit de plonger 15 perles par litre d’eau, pendant 30 minutes. Leur avantage : elles sont utilisables à vie sans aucun entretien (il est cependant conseillé de ne pas les laisser sécher, sinon, c’est dégueulasse).

Problème ? Zéro

perles de céramique

4-L’argent colloïdal : une méthode controversée 

C’est un liquide contenant des fines particules d’argent. Il est souvent considérée comme un antiseptique voire un antibiotique miraculeux. Cependant, son efficacité n’est toujours pas reconnue en Europe. 

En effet, si l’on connait depuis longtemps les bienfaits du mélange Cuivre-Or-Argent, censé booster notre système immunitaire, l’argent colloïdal reste méconnu en Europe. Il a pourtant été largement utilisé par les médecins, entre la fin du XIXe siècle et l’avènement des antibiotiques au début des années 40. 

Aujourd’hui encore, les crèmes à base d’argent restent des moyens efficaces de lutter contre les maladies de peau de type psoriasis ou les verrues.

L’argent c’est la santé ? : L’argent a toujours été considéré comme un métal bienfaisant, connu pour ses propriétés antifongiques et antimicrobiennes, considérées comme des vertus miraculeuses. On trouve des traces de son utilisation médicale en Mésopotamie, Perse, Grèce et Rome antiques. Au moyen-âge, la coutume voulait que l’on offre une timbale en argent aux nouveaux-nés, afin de préserver leur santé en renforçant leurs immunités. Il reste aujourd’hui encore des traces de l’utilisation antiseptique et de l’argent : l’usage de couverts en argent, l’expression « naître avec une cuillère en argent dans la bouche » et jeter des pièces (d’argent) dans les fontaines (afin d’en purifier l’eau). 

Certains sites avancent que cette méthode serait utilisée par les compagnies aériennes et même la NASA pour purifier l’eau. D’autres comparent l’argent colloïdal à un “antibiotique à large spectre”, le présentant comme une alternative aux antibiotiques face aux bactéries antibiorésistantes. 

Quoique populaire dans les pays anglo-saxons, l’argent colloïdal en usage interne reste interdit en Europe, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) ayant refusé de se prononcer sur son utilité “faute de données suffisantes”. 

Lire aussi : notre enquête L’argent colloïdal : remède miracle ou poudre de perlimpinpin ? (à venir)

De plus, plusieurs études médicales ont montré que l’ingestion quotidienne d’argent colloïdal pouvait provoquer de l’argyrisme. Il s’agit d’une coloration irréversible de la peau et des muqueuses en bleu.

Problème : son utilisation pour purifier l’eau du robinet est sujette à caution. De plus, il est très difficile à créer. La preuve avec cette vidéo à ne surtout pas reproduire chez soi !