ils contrôlent vos cerveaux

Quels réseaux sociaux pour parler de collapso en toute liberté ?

Quelles sont les alternatives à Facebook et Twitter, pour échanger du contenu ou débattre, sans se faire épier ? Voici 4 réseaux libres où organiser vos futures révolutions vertes, en toute tranquillité !

Rejoindre une communauté d’activistes en ligne est un atout majeur pour un écolo… ou un collapsologue.

On y partage de la littérature, du vécu, des idées, des méthodes, bref : tout pour s’informer et se former.

Sans surprise, les plateformes privilégiées pour rejoindre ces groupes sont Facebook et Twitter. Sur Facebook, vous suivez peut-être déjà les groupes de :

Quant aux twittos, on leur recommande les comptes de :

Lire aussi : La retraite, en profiterez-vous avant la fin du monde ?

Le risque de censure

Pour l’instant, tout va bien. Mais du jour au lendemain, ces deux plateformes peuvent s’arroger le droit de censurer vos contenus ou fermer vos comptes… sans raison, ni possibilité de vous défendre. Il suffit de lire la charte de Facebook pour le comprendre.

Jusqu’à récemment, Facebook défendait la liberté de ses utilisateurs à “décrire le monde dans lequel nous vivons, de présenter et de commenter les actions” (une vidéo de décapitation avait même été maintenue sur le réseau, alors qu’elle constituait un “contenu incitant à la haine ou la violence” prohibé par la charte). Mais, ça, c’était avant.

Face aux critiques et aux menaces de poursuites qu’a introduit la Loi Avia de 2020, Facebook (comme Twitter) ont désormais organisé un contrôle automatisé des publications via I.A et intervenants humains, donnant lieu à des bannissements arbitraires et une politique de punition préventive (votre compte ou vos publications sont supprimés jusqu’à ce que vous fassiez appel et obteniez gain de cause).

En somme, utiliser ces plateformes vous expose à un risque de blocage (à terme) si les idées chères à l’écologie ou à la collapsologie, finissent un jour par déplaire aux robots-flics de la pensée.

Et si vous quittiez gmail pour Protonmail… ? Une messagerie sécurisée qui ne permet pas à des inconnus de lire vos emails avec l’accord de Google (si, si, en voici la preuve). 

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Surveillés par la police

Autre petit problème : les gouvernements participent de plus en plus activement à l’application de la censure du net. Ainsi, sur la page Transparency de Facebook – où le réseau social recense ses protocoles de suppressions des contenus et tient un historique des “interventions” par pays – on découvre que le ministère de l’intérieur Français est assez actif sur la plateforme via l’OCLCTIC.

Cet Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication n’hésite pas à exiger la suppression de vidéos à caractère antisémite (comme ici) ou de messages frauduleux.

Mais, qui peut dire que cette surveillance policière ne concernera jamais des groupes collapsos ou écolos radicaux, de la même manière que les lois relatives à la lutte contre le terrorisme ont  été utilisées pour assigner à résidence des militants zadistes.

Face à cela, une partie de la communauté écolo et collapso s’en est allée, à la découverte d’autres réseaux sociaux. Le site Bioaddict.fr recense ainsi 7 plateformes alternatives, comme Tinkuy ou Entrepreneurs d’avenir.

Dans le même temps, cette communauté s’est réappropriée des plateformes populaires comme Discord, Signal et Telegram qui totalisent respectivement 250, 20 et 400 millions d’utilisateurs. Ainsi que les deux jeunes pouces Mastodon et CaptainFact, qui, quoiqu’encore assez confidentielles, n’attendent que l’afflux d’une communauté prête à exploiter tout leur potentiel.

Allons-y voir d’un peu plus près.

L’avenir est-il sur Discord ou Mastodon ?

Discord

C’est LA plateforme des gamers. Elle reprend les codes des forums d’antan : serveurs, salles de tchat, captures d’écrans. Sa force, c’est le contrôle des “serveurs” : vous pouvez inviter ou exclure qui vous voulez et, surtout, imposer vos règles. 

Pour quoi choisir Discord ? Si vous souhaitez participer à une communauté active (façon groupe Facebook). Sur le thème de la collapsologie, vous pouvez rejoindre (comme nous) le réseau Résilience et Transition. Vous y trouverez de la littérature, des vidéos, des témoignages, bref une communauté active et experte sur le sujet.

Mastodon

Le Twitter alternatif a explosé en 2017. Ici, on pouet (en anglais, on “toot”) sur 500 signes,  on peut choisir le niveau de visibilité de son message (public, non listé, privé…). Mais, contrairement à Twitter, Mastodon est un système décentralisé : aucune “autorité centrale” ne peut vous censurer du jour au lendemain. Attention : pour utiliser Mastodon sur votre smartphone il vous faudra une appli (Tusky sur Android, et Amaroq sous Apple).

Pour quoi choisir Mastodon ? Pour un média ou un mouvement,  quitter Twitter pour rejoindre Mastodon est un acte symbolique fort. Une façon de dire “nous aurons moins de vues, mais nous serons plus libres !”

De son côté Escape the city a créé son Instance Mastodon (mais on n’a pas quitté Twitter pour autant… on attend de voir ce que ça fait de se prendre un shitstorm). 

Lire aussi : Ces 6 vidéos “Thinkerview” vont vous ouvrir les yeux sur l’effondrement

Signal & Telegram : pour ceux qui veulent aller plus loin

Pour échanger en toute sécurité avec une petite communauté, votre team de militants et/ou les co-jardiniers de votre potager partagé… vous pouvez opter pour ces plateformes de messagerie chiffrée.

L’avis du pro : Telegram est plus sécurisée que Signal, mais d’une prise en main moins intuitive

Signal

Derrière ce nom de dentifrice se cache une application hypersécurisée de messagerie recommandée par Edward Snowden himself. La plateforme, créée en 2013, dispose des fonctionnalités classiques des messageries comme Messenger ou WhatsApp, mais avec la possibilité de programmer la suppression de ses données. La messagerie a été développée par Open Whispers System qui est reconnu pour utiliser des clés de chiffrements particulièrement efficaces. Leur protocole ZRTP aurait résisté aux attaques de la Nasa en 2012 et se trouve sur de nombreuses plateformes alternatives comme Jitsi ou Linphone.

Telegram

Pourriez-vous faire confiance à une app de messagerie Russe dont les serveurs résident à Dubaï ? Comme Signal, Telegram permet de s’envoyer des messages privés ou d’organiser des groupes de discussions dans un total anonymat. Et ce, grâce à la technologie des réseaux privés virtuels ou VPN qui modifient votre adresse IP et créent un tunnel crypté vous permettant de naviguer anonymement. Autre intérêt : la fonction « tchat secret » qui permet de configurer des messages qui s’autodétruisent et auxquels seuls deux appareils (1 émetteur et 1 receveur) auront accès. On vous y recommande la conversation Ecologie Desob qui devrait vous permettre de trouver du contenu écolo de qualité.

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