Le prix des coquillettes devrait grimper de 400% d’ici 2030

hausse prix céréales
Hello King Vitamin !

L’effondrement de la biodiversité pourrait coûter plus de 50 % du PIB mondial d’ici 2030, selon une étude de l’assureur Swiss Re.

D’après “l’indice de performance écosystémique” créé par cet assureur, 2 pays sur 10 risquent l’effondrement de leur économie en raison du déclin de la biodiversité. Les pays les plus touchés seraient l’Afrique du Sud, la Turquie, l’Australie, l’Inde, le Mexique et l’Italie.

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Ils sont principalement menacés par les pénuries d’eau, mais aussi à une série d’événements météorologiques extrêmes liés au dérèglement climatique. Une des conséquences directes de cette pénurie sera l’augmentation de 400 % des prix des céréales. Un chiffre confirmé par des simulations réalisées par la société Big Ag Cargill.

Perdants et gagnants

Cette flambée des prix alimentaires provoquera des réactions en chaîne dans certains pays fragiles (chute de gouvernements, exodes massifs de réfugiés, guerre civile…).

Néanmoins, l’Allemagne, le Canada ou l’Indonésie devraient tirer leur épingle du jeu, profitant même des deux crises alimentaires majeures de la décennie que les prévisionnistes du WWF prévoient pour la décennie 2020-2030 (voir leur rapport “Planète Vivante” de 2020).

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Food chain reaction

En association avec le géant de l’agri-business Cargill, et le Centre d’Analyse Maritimes américain, le WWF a simulé les conséquences d’une flambée des prix des céréales dans des pays comme l’Ukraine, le Pakistan ou le Soudan. Pour cela, le fond a réuni 65 personnalités politiques, universitaires, entrepreneurs et influenceurs à Washington, pour deux jours de “jeux de rôles” intitulé la Food Chain Reaction.

Dans leur scénario (inspiré d’événements réels, comme la crise alimentaire de 2008-2009), la coopération l’emporte, conduisant à la création de “systèmes d’alerte précoce”  contre les pénuries alimentaires et le développement de “technologies agricoles intelligentes” pour gérer les stocks alimentaires. Selon Tim Bodin, économiste chez Cargill et lui-même joueur, « la plupart des gens ont débuté avec une démarche individualiste,  mais sont rapidement passés à une vision de coopérative et de long terme, donnant la priorité à la prévention, et plus à l’extinction des incendies. » 

Deux propositions politiques ont notamment émergé de cet exercice :

  1. La suspension des règles environnementales pour l’agriculture (afin de permettre une hausse de la production). Bonjour la logique !
  2. L’introduction d’une taxe sur la viande sur le modèle de la taxe carbone ou, plutôt, des “quotas carbone”. On en parle depuis un an à l’échelle de l’Union Européenne.

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