capotes gratuites

Capotes & collapse : comment se protéger dans un monde sans plastique ?

La grande majorité des préservatifs qui peuplent nos tables de chevet sont des produits dérivés du pétrole. Alors que faire quand la production d’or noir se sera effondrée ? Heureusement, j’ai trouvé quelques alternatives prometteuses.

Depuis 8 000 ans et les étuis péniens de l’Egypte Antique, on a pas trouvé mieux que le préservatif pour la contraception et la protection des maladies sexuellement transmissibles.

Aujourd’hui, la grande majorité des préservatifs du commerce sont en plastique polyuréthane ou en polyisoprène synthétique de latex (un caoutchouc issu de la pétrochimie). Ce sont donc des dérivés du pétrole, non biodégradables et bourrés de perturbateurs endocriniens (cyclotrisiloxane, phtalates, nitrosamines). Un cocktail détonnant qui part direct dans votre sang! 

Dans la perspective du peak oil et de l’effondrement, je me suis donc demandé par quoi remplacer les capotes synthétiques qui traînent dans nos placards. Et j’ai déniché 3 alternatives qui ne vont pas toutes vous plaire. Désolé.

1-Ascétisme ou abstinence

La seule méthode de contraception zéro déchet. Alors, ça va un moment, mais bon… Surtout en cas de disparition du porno en ligne.

Lire aussi : Comment survivre à la disparition du porno en ligne ?

2-Les boyaux d’agneau

En 1840, les “capotes anglaises” étaient réalisées à partir de l’intestin cæcum des agneaux. Elles étaient naturelles et réutilisables. Pour les plus téméraires, voici un tuto low-tech à la fois précis et drôle. Bravo aux geeks de la chaîne io9.

3-Les préservatifs en latex naturel

Là, on rentre dans le dur. Le latex est le lait de l’Hevea brasiliensis, dit arbre à caoutchouc. C’est une matière naturelle que l’on peut prélever sans blesser l’arbre.

Actuellement, la majeure partie du latex vient de Thaïlande ou d’Amazonie. Mais, avec le réchauffement climatique, on a réussi à faire pousser des hévéas dans le sud-est de la France

Selon le climat sous lequel vous vous trouvez, vous pouvez donc planter dès à présent des hévéas. En revanche, faire du latex chez soi ne sera pas une mince affaire. D’abord, il faudra attendre une dizaine d’années pour que l’arbre puisse être saigné. Ensuite, je doute que l’on puisse se passer d’une production semi-industrielle, comme on peut le voir ici.

Bref, si vous avez un projet de communauté autonome, pensez à planter une parcelle d’hévéas !

Et en attendant qu’ils atteignent leur taille adulte, je vous renvoie vers quelques marques de préservatifs bio, comme Green Condom, Sustain Natural, ou les frenchy de Bivea.

La reco du pharmacien : l’utilisation d’un lubrifiant est fortement recommandée lors du port d’un préservatif. Car le manque de lubrification est la première cause de craquage du latex ! Cependant, n’utilisez jamais d’huiles végétales : elles rendent le latex poreux. Personnellement, je recommande les lubrifiants à l’aloe vera, la plante à tout faire !

Ce n’est pas qu’une question de capotes !

Le latex est une des matières premières essentielles au mode de vie contemporain : sans lui, ni pneus, ni matelas, ni résines de peinture. Mais même en mode low-tech post-collapse, l’hévéa restera un arbre très utile.

Alors, si vous avez encore un peu de place dans votre jardin et un climat chaud et humide (ou une grande serre), pensez à lui !

Et pour vous détendre, voici un excellent épisode de C’est pas sorcier, pour tout comprendre au latex, son histoire, ses usages… Allez, et que ça glisse !