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Géo-ingénierie : les marchands de climat vont-ils réussir la bidouille du siècle ?

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Les industriels sont entrain de transformer le réchauffement climatique en un “besoin” auquel ils proposent une “solution technique” : la géo-ingénierie, des modifications artificielles du climat, souvent  issues de technologies militaires. Longtemps dénoncés comme d’improbables folies, ces projets sont en train de conquérir technocrates et scientifiques. Mais comment ce fait-ce ?

Avant, le mag Usbek & Rika m’inspirait. Mais son dernier numéro me désespère. « On vous propose ce trimestre un dossier passionnant sur la géo-ingénierie. Longtemps considérée comme un projet démiurgique pour industriels et despotes rêvant de jouer aux apprentis-sorciers, la géo-ingénierie apparaît désormais comme une option sérieuse – mais risquée – pour tenter de contrer l’emballement climatique ». Merde alors ! Qui leur a soufflé cet argumentaire mollasson ? Depuis quand les folies de la géo-ingénierie sont-elles cools ? Parce qu’Elon Musk et Joe Biden s’y mettent ? Ou bien la rédaction a-t-elle été influencée par son nouveau sponsor, ce cher Microsoft, très impliqué dans des solutions de… géo-ingénierie ? Tout ceci mérite un rappel des faits !

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la géo-ingénierie, c’est quand les industriels tentent de transformer le changement climatique en un juteux business.

Comment ? En promettant de ralentir les émissions de G.E.S et le réchauffement… sans ralentir le capitalisme. Grâce à des manipulations à grande échelle des systèmes naturels terrestres.

Lire aussi : Quels bouquins offrir à un collapso-sceptique ?

Vers un avenir façonné par les géo-ingénieurs ?

Celui qui en parle le mieux, c’est Rex Tillerson, ex-PDG d’ExxonMobil et ancien secrétaire d’État de Donald Trump. Pour lui, « les changements climatiques sont un problème d’ingénierie qui requiert des solutions d’ingénierie ». Point barre.

Pour cet ingénieur de carrière, la crise climatique se résume à une équation assez simple. Prenez vos crayons et notez. 

Sachant que la quantité de CO² atmosphérique est de 2000 gigatonnes en 2020. Et que, pour limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici 2100, il ne faut pas dépasser les 2500 gigatonnes de CO² d’ici 2040, alors “l’enveloppe” de CO² mondiale autorisée est de 500 gigatonnes. Il faut donc réduire drastiquement notre production de G.E.S. 

Problème : comment atteindre cet objectif sans passer par une décroissance, ni annoncer aux électeurs une palanquée de mesure de méchante écologie punitive pan-pan cul-cul ? 

Face à cette terrifiante perspective amisho-gauchiste, les technocrates – ces ingénieurs de l’administration – sont prêts à tout pour trouver une alternative ! 

Et voici que tadaaaam ! The industry presents THE solution clé en main : la géo-ingénieriiiiie.

Des techniques qui permettraient, selon eux, de doubler l’enveloppe des émissions autorisées en captant le CO²… voire de limiter le réchauffement en réduisant l’impact du rayonnement solaire sur la planète ! 

Ouf ! L’espoir renaît ! Et les technocrates respirent déjà mieux. Certains fantasment même en mode “appelez-moi, Jupiter, le maître et possesseur du soleil !

Ils se détendent d’autant plus, que les industriels (majoritairement issus des trois industries moribondes des énergies fossiles, du nucléaire et du BTP) leur expliquent qu’il n’y a pas à s’inquiéter. Meuh non : il existe une solution de facilité permettant de répondre aux craintes des populations pour la planète… sans s’attaquer aux causes profondes du réchauffement climatique, ni remettre en question le capitalisme.

Bien au contraire ! C’est lui – le capitalisme – qui va nous sauver, grâce au « génie » humain et à l’intelligence artificielle. 

C’est alors qu’une milice d’experts leur font miroiter une nouvelle révolution industrielle, mère de croissance verte et de millions d’emplois durables. Dis donc, elle est pô belle la vie ?

Nos gouvernants se mettent même à rêver, lorsque des ingénieurs sortis des mêmes écoles qu’eux (X-Mines-HEC avec année de césure à Yale) leur pitchent des projets de « centrales à énergie verte ». Waaaaa.

“Imaginez, Môssieur le Président, un immense champ de conifères et de colza. À côté : un hangar de bois, d’où partent de larges câbles électriques. À l’intérieur, des turbines brûlent la biomasse extraite du champ voisin. La chaleur est transformée en électricité. Les fumées sont brûlées une seconde fois, dans ces mêmes turbines. Puis, les gaz restants sont liquéfiés pour alimenter la centrale et faire tourner l’exploitation. Cette installation est mathématiquement « zéro émission », voire même à « émissions positives ». Non, Môssieur le Président, ce n’est pas de la magie. C’est de la scieeeeence “. C’est cela ouiiii.

C’est ainsi que, depuis l’accord de Paris de 2015, la géo-ingénierie est considérée par les technocrates comme un outil crédible pour « gérer le rayonnement solaire » et absorber le CO². Le tout (urgence oblige) sans aucun débat pour savoir qui va décider de trafiquer le climat mondial. Ou qui sera responsable des conséquences non maîtrisées de la géo-ingénierie. Désolé les gens, il troooop tard pour l’éthique, ça chauffe !

« La géo-ingénierie est sortie de certains cercles fermés de scientifiques, académiques et autres groupes de recherche pour entrer dans les salles de négociation intergouvernementales », résume très sérieusement Joëlle Deschambault, du groupe ETC.

Un peu d’histoire : la géo-ingénierie ne date pas d’hier. Tout a commencé dans les années 1830. L’empereur Chinois voulait s’assurer d’un ciel radieux lors des fêtes impériales. Les ingénieurs chinois ont donc envisagé « l’ensemencement des nuages » afin d’augmenter les précipitations à un moment donné. Une technique qui s’est avérée aussi fiable qu’une bonne danse de la pluie. Puis, dans les années 1970, les USA ont tenté quelques expériences au Vietnam. Nouvel échec.Plus récemment dans les années 90, les États-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre, la Russie, le Japon, la Chine, le Canada, l’Inde et l’Afrique du Sud se sont mis à investir dans des expériences de « fertilisation des océans ». Leur tentative de déverser du sulfate de fer dans l’océan Pacifique était camouflée sous un projet de « restauration de la population de saumons sauvages ». Ils se sont ainsi arrogé le droit de décider pour le reste de la planète. Bien sûr, leur intérêt n’est pas (du tout) écologique. Il était surtout économique, mais aussi militaire. Eh oui : y a-t-il meilleure arme que la manipulation du climat pour affamer un État, ou l’ensevelir sous des torrents de pluie ?

Fausse solution, vrais dangers

Depuis les années 90, des dizaines de rapports et d’enquêtes ont dénoncé la géo-ingénierie comme une source de menaces écologiques et de risques sanitaires sans précédent. 

Il y a trop d’inconnues pour mener des expérimentations sur le terrain !, clament les observateurs. La manipulation intentionnelle du climat est dangereuse.

Les ONG crient à la “grande fraude climatique” et à la “géo-piraterie“. 

En 2010, l’ONU a même décrété un moratoire sur les expérimentations de géo-ingénierie. 

Un moratoire… que personne ne respecte. En effet : des millions de dollars ont déjà commencé à être déversés dans des projets scientifiquement absurdes, sans qu’il n’y ait eu aucun véritable débat politique sur l’intérêt de la géo-ingénierie. Rien n’arrête le progrès, voyez-vous ma pôv dame. 

Beaucoup de monde semble oublier qu’il s’agit de modifier le fucking équilibre chimique des océans pour d’augmenter l’absorption du CO² !

On oublie aussi que ces méthodes ne peuvent être efficaces que si elles sont employées in-dé-fini-ment et à l’échelle mondiale. Vous imaginez la manne financière que peut représenter ce monopole universel et intemporel pour une firme !? 

On oublie encore que les techniques de gestion du rayonnement solaire (G.R.S) qui veulent réduire la température de l’atmosphère en réfléchissant les rayons du soleil vers l’espace… ne doivent JAMAIS être interrompues, sous peine d’un rattrapage brutal (termination shock) qui provoquerait un réchauffement climatique marqué et accéléré ! 

On oublie que les projets de peindre les toitures et les routes en blanc afin de réfléchir les rayons du soleil, ou de déployer des millions de miroir spatiaux dans le ciel sont aussi pharaoniques qu’absurdes !

On oublie enfin que le captage/stockage/réusage du carbone (C.U.S.C) est du pur délire ! Mais quel fada a eu l’idée de capter le CO² qui sort des cheminées industrielles dans des tuyaux d’échappement reliés à des gazoducs qui déversent leur merdier au fond des océans !?

En fait, c’est un peu toujours le même problème avec les ingénieurs. Ils ont la fâcheuse tendance d’ignorer la complexité des systèmes vivants et interconnectés qu’ils veulent bidouiller. 

Il fait trop chaud ? Cachons la lumière du soleil ! Il y a trop de CO² ? Captons-le et enfouissons-le (tout comme les déchets radioactifs) ! Mais quels seront les coûts écologiques de la construction de ces solutions, de leur entretien et de la gestion des déchets qu’ils vont produire ? Boaf… balance les milliards d’abord, on verra après ! Et si ce genre de raisonnement ne vous plaît pas, z’avez qu’à retourner chez les Amish bande de… 

Bref, c’est pas la peine d’en rajouter.

Vous avez compris : ces projets n’ont rien à voir avec l’écologie. Le réchauffement climatique n’est qu’un prétexte, pour créer une nouvelle industrie, destinée à remplacer celle du béton et des énergies fossiles/fissiles !

Petit musée des horreurs d’ingénieurs

Voici d’ailleurs quelques témoignages de l’effarante (effrayante ?) créativité des ingénieurs-industriels pour sauver leur gagne pain et concevoir une nouvelle poule aux œufs d’or.

Préparez-vous à pleurer (de rire ou de frayeur, selon votre humeur).

  • Proposition 1 : extraire de l’olivine (silicate de magnésium et de fer) de mines pour le pulvériser sur le sol afin de contrôler la concentration de CO² atmosphérique. L’idée géniaaale du Projet Vesta !
  • Proposition 2 : modifier génétiquement des plants de riz afin qu’ils fixent plus de carbone, ce qui permettrait au riz de s’adapter à un climats plus chaud et sec. Ce projet, nommé C4 Rice a reçu en 2008 une subvention de 11 millions de dollars de la part de la Fondation Bill et Melinda Gates.
  • Proposition 3 : modifier génétiquement les cultures afin de rendre leurs feuilles plus réflectives. On parle de « cultures à albédo élevé ».
  • Proposition 4 : modifier l’albédo de la surface terrestre en recouvrant les déserts avec des feuilles de polyéthylène blanc afin de réfléchir les rayons du soleil. L’entrepreneur Alvia Gaskill tente de lever des fonds avec ce projet.
  • Proposition 5 : peindre le sommet d’une montagne péruvienne en blanc. Ce projet a reçu la bourse de recherche au gagnant du concours « 100 idées pour sauver la planète » de la Banque mondiale en 2010. Bravooooo !
  • Proposition 6 : abattre tout forêt boréale (en Russie et au Canada) afin d’augmenter la réflectance du sol. Les entreprises forestières y voient une chance unique de faire un immense profit !
  • Proposition 7 : déverser du fer ou de l’urée dans les océans pour stimuler la croissance du phytoplancton (dont la prolifération est d’ailleurs toxique). C’est le concept du projet Algoland de l’entreprise Heidelgerg (un cimentier suédois).
  • Proposition 8 : produire des microbulles dans les océans pour augmenter la réflectance de leur surface par un épaississement de la couche d’écume marine naturelle. L’idée vient de Russel Seitz, prof à Harvard.
  • Proposition 9 : modifier intentionnellement les courants océaniques, le cours des fleuves et des rivières, pour refroidir la température de la Terre.
  • Proposition 10 : injection d’aérosols stratosphériques (I.A.S) à l’aide de canons ou d’avions : ces particules de chimiques (dioxyde de soufre, sels sulfatés) agiraient comme une barrière réfléchissante qui réduirait la quantité de rayonnement solaire atteignant la surface de la Terre.
  • Proposition 11 : blanchiment des nuages marins (B.N.M) par l’ensemencement des nuages, en pulvérisant de l’iodure d’argent vers les nuages, depuis plusieurs milliers de petits bateaux-robots, afin de rendre les nuages plus blancs. Selon l’ingénieur Ulrike Lohmann de l’École polytechnique de Zurich, cette méthode pourrait… engendrer l’effet inverse que celui escompté.
  • Proposition 12 : lancement de pare-soleils spatiaux, sous forme de milliards de petits vaisseaux spatiaux volant librement à 1,6 million de kilomètres au-dessus du globe, pour former un « nuage » de 96 000 km de long qui détournerait 10 % de la dose de rayonnement solaire actuellement reçue par la planète. Son inventeur se nomme Roger Angel et il dispose d’un budget de la NASA et du MIT pour ce projet.
  • Proposition 13 : placer des miroirs dans l’espace entre la Terre et le Soleil, pour bloquer 1 à 2 % du rayonnement solaire reçu par la Terre. Ce projet est étudié par Lowell Wood, du Lawrence Livermore National Laboratory.
  • Proposition 14 : créer des centrales au charbon qui réinjectent le CO² dans leur système. Il existe déjà le projet Cenovus Energy, mené conjointement par ExxonMobil, Statoil et Total. Ainsi que le projet Sleipner situé en mer du Nord. Mais aussi la centrale d’In Salah en Algérie, menée par BP, Statoil et Sonatrach. Ou encore le projet Petra Nova au Texas (qui a fermé… ohhhh).
  • Proposition 15 : cultiver du Panic Erigé (une grande graminée vivace) sur 990 millions d’hectares de terres (soit une superficie 65 fois plus vaste que celle servant à cultiver le maïs aux USA) pour réduire l’impact des rayons solaires sur la planète.
  • Proposition 16 : l’afforestation océanique. Couvrir 9 % des océans de plantations marines pour « compenser la totalité des émissions anthropiques de CO² d’ici 2035 puis de restaurer le climat » (rien que ça). Des promesses ne reposant sur aucune base sérieuse.

Si cette partie vous a plu, ces scénarios sont étudiés en profondeur dans ce rapport, sobrement intitulé “Géoingéniérie : la grande fraude climatique”. Catchy !

L’ère des marchands de climat

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : la géo-ingénierie, c’est l’ultime tentative des firmes multinationales pour continuer à s’enrichir sur le dos des citoyens.

Le principe de ces techniques est le même que celui des rasoirs à 10 lames (ou tout autre bidule à « consommables ») : on vous vend solution une pratique et économique (un rasoir)… qui vous rend dépendant de consommables onéreux.

On se doute que la géo-ingénierie est avant tout une opération commerciale, quand on voit que ces projets ne sont jamais l’invention de climatologues, d’écologistes, de géologues ou de chimistes, mais toujours à l’origine de dépôts de brevets par des ingénieurs ou des chercheurs, financés par des industriels.

C’est ainsi qu’une petite géo-clique d’ingénieurs américains (le mot est du journaliste scientifique Eli Kintisch) dépose brevet après brevet dans le domaine. Je pense à des universitaires comme David Keith et Russell Seitz de Harvard ou à Steve Koonin à New-York. La plupart voient leurs recherches soutenues par une poignée de milliardaires en quête de bons investissements, tels Bill Gates (Microsoft), Richard Branson (Virgin), Tim Kruger (Shell), ou Murray Edward, un magnat des sables bitumineux, sans oublier la banque Goldman Sachs (et son projet de Global Thermostat).

Autre preuve du caractère éminemment commercial de la géo-ingénierie : les considérables efforts de marketing déployés par les industriels pour rendre leurs projets aussi banals qu’une centrale nucléaire.

Grâce à la communication, ils transforment la notion de manipulation du climat en de gentilles mesures d’atténuation des changements climatiques. Sympa. 

Certains osent même prononcer le mot de géo-thérapie. C’est doux, c’est neuf ? Non, c’est de la géo-thérapie !

Les techniques de captage/stockage de carbone sont présentées comme d’inoffensives opérations de réhabilitation ou de restauration du climat et des fermes à carbone à émissions négatives

Mais, vous l’avez compris : ces solutions ne seront pas plus “zéro émission” que le dernier S.U.V électrique… qui a besoin de pneus, de composés électroniques en plastique, de routes goudronnées, de bornes de recharge, de garages, de parkings, et j’en passe !

Le GIEC est-il tombé dans le panneau ?

« Presque tous les scénarios considérés par le GIEC pour maintenir la hausse de la température en dessous de 2°C supposent que le déploiement à vaste échelle de techniques à bilan carbone négatif est réalisable et économiquement viable » confirme le rapport de l’ONG E.T.C.

Après ce que je viens de vous dire, j’espère que cette affirmation vous donne quelques sueurs froides.

Mais comment expliquer que le rapport 1.5 de 2018 du GIEC inclus la possibilité d’utiliser des techniques d’absorption du CO² (aussi nommées BECCS ou AR-afforestation & reforestation) pour atteindre les objectifs de réduction des G.E.S ? Il évoque notamment les solutions de captage/stockage des gaz.

Des techniques que les médias regroupent sous le terme de « solutions de compensation du carbone ». Et qui se résume – dans les faits – à planter des forêts à chaque décollage d’avion ou autre activité destructrice de l’environnement.

On peut comprendre que le GIEC se laisse tenter. 

Cette méthode semble plus rationnelle et naturelle que les techniques de géo-ingénierie que j’ai cité plus haut. 

Comment rejeter l’idée de planter des (gentils) végétaux qui vont (gratuitement) capter et stocker du carbone au cours de leur croissance… puis servir de bioénergie/biomasse/biocarburant pour faire tourner une économie durable ?

Sauf que… ces projets sont une nouvelle façon de greenwasher la culture intensive du bois de chauffage ou du colza (bio éthanol), au profit de quelques industriels. 

Pourquoi ? 

D’abord parce que le schéma de cycle d’émissions carbonées captées et stockées par les plantes, puis ré-émis lors de leur combustion pour être ensuite restocké dans d’autres plantes… est une fiction d’ingénieur qui tente de faire entrer la nature dans un tableur excel

Ensuite parce que cette méthode n’a qu’un effet minime sur le climat, qui ne justifie pas les investissements nécessaires qu’il exige.

Concrètement : la BECSC ne serait en effet efficace qu’à condition d’utiliser entre 500 millions et 6 milliards d’hectares de terre pour assurer un captage de 410 gigatonnes de CO² d’ici à 2100. 

Il faut imaginer la frénésie de plantation, sur chaque hectare non boisé, de conifères, palmiers ou eucalyptus génétiquement modifiés pour « capter » plus. Le tout abondamment arrosé de pesticides et fertilisants. 

Quelle incroyable manne financière pour l’industrie de l’agro-chimie et de l’énergie ! 

Quant aux attentes irréalistes, des risques de perte de biodiversité ou d’incendies… billevesées d’esprits étroits et catastrophistes ! 

Pardon ? Vous proposez quoi ? De… conserver et restaurer les forêts naturelles en soutenant les paysans autochtones qui y pratiquent une agriculture écologique !? Ces indigènes ? Ces indiens zarbis à moitié à poil (Waynes World, Waynes World, mégateuf, excellent) ? 

Non, mais vous êtes fou ou quoi ? Il est tellement plus simple de trafiquer la planète que de remettre en cause le projet capitaliste de croissance perpétuelle !

Pour conclure, deux références à savourer. D’abord un roman de Christian de Perthuis, intitulé Ils voulaient refroidir la Terre et donc voici les bonnes feuilles.

Ensuite, voilà le meilleur documentaire disponible sur la question – selon moi :

Géoingénierie : dernier mirage avant la fin du monde - #DATAGUEULE 82

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