grande démission

Génération démission : on se lève et on se casse !

Serions-nous entrés dans l’ère du « dé-travail » ? C’est la question que se posent de nombreux économistes à la vue de l’explosion des démissions aux Etats-Unis et dans le monde. Point de vue.

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Après le confinement, les États-Unis ont connu The Great Resignation (grande démission) : près d’1 américain sur 2 a eu l’intention de démissionner en 2021. Un phénomène que l’Europe (et la France) subit aussi, à une moindre échelle (entre 10 et 20 % des employés). La pandémie aurait transformé notre rapport au travail, selon les DRH. Beaucoup d’employés seraient aujourd’hui prêts à réduire leur temps de travail, dans une perspective décroissante et écologiste. Vraiment ?

Lire aussi : Quels seront les métiers du monde d’après ?

Démissions en cascade

Depuis 2019, la France enregistre une taux record de démissions : entre +20 et 25 % (selon la DARES). Du jamais vu. Les raisons de ces abandons ? À 90% du mal-être au travail (épuisement, management toxique).

Il est fini le temps du « si vous êtes pas content, vous gênez pas, y’en a 10 qui attendent à la porte pour prendre votre job« . Selon le conférencier Gaël Chatelain-Berry, les entreprises doivent passer « d’un discours descendant à une écoute active remontante« . Bref, à écouter la quête de sens de leurs collaborateurs, prêts à gagner moins pour vivre mieux (et sauver la planète au passage).

Lisez les posts Facebook du collectif Travailler moins. On y parle de décroissance, de déconsommation, de chômage choisi, de retraite à 30 ans, d’absurdité du modèle de société. Et on y invite à des apéros « after-workless ».

La décroissance appliquée au travail

Dans le blog du site spécialisé en RH welcome to the jungle, on ne parle que de ça. Dans un article, Lionel, barman de 24 ans, témoigne : « Après les confinements, mes collègues et moi on se disait qu’on avait tort de se donner autant de mal dans un travail aux horaires variables et mal considéré. » Tout est dit.

Selon une étude de Harris Interactive, 2/3 des moins de 25 ans se disent prêts « à renoncer à postuler dans une entreprise qui ne prend pas suffisamment en compte les enjeux environnementaux« .

Les experts y voient une tendance de fond, qui touche même les diplômés de grandes écoles. Certains, en sortie d’école d’ingénieurs exigent des temps partiels, ou refusent même des offres d’entreprise carbo-intensives ou des missions non compatibles avec la sauvegarde de l’environnement. C’est notamment le cas des membres du collectif Pour un Réveil écologique, dont la plupart sont issus de grandes écoles. En réponse, pour attirer les meilleurs profils, les entreprises tentent à tout prix d’obtenir des labels RSE, avec plus ou moins de sincérité.

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