« L’énergie grise », voilà l’ennemi !

« L’énergie grise » nécessaire pour produire les objets qui nous entourent est très mal comptabilisée. Notre empreinte énergétique est donc bien supérieure aux chiffres annoncés. Il serait temps de s’en rendre compte !

Selon la théorie de l’embodied energy (énergie grise) développée par Nate Hagens (entre autres), la plus grande partie de l’énergie que nous consommons ne se trouve pas sur nos factures d’électricité ou de gaz, mais disparaît dans la fabrication des objets de notre quotidien.

Lire aussi : La « pénurie mondiale de tout » viendra plus tôt que vous ne le pensez !

Aveugles énergétiques

L’énergie grise, c’est la face cachée de notre dépendance énergétique.

Nous nous focalisons sur notre consommation directe d’énergie, alors que nous devrions nous interroger sur notre consommation indirecte. Celle nécessaire à l’obtention des matériaux et à la production, au transport, à l’emballage de ce que nous achetons.

Si on se contente de calculer notre consommation directe d’énergie, un Français atteint les 71 GigaJoules par habitant et par an, en 2020.

Mais si on intègre l’énergie grise dans l’équation, on atteint 133 GJ/hab/an ! Quasiment le double !

Tant que nous consommerons en masse du ciment, de l’acier, du papier, du plastique, de l’aluminium et du silicium, nous ferons exploser notre facture énergétique.

Et si, depuis le 19e siècle, le coût énergétique de la production d’un outil en acier, par exemple, a été divisé par 5… l’énergie consommée pour le transport de cet outil made in China a été multipliée par 10 !

De même, tant que nous consommerons du cloud et du streaming à longueur de journée, nous augmenterons la consommation invisible de datacenters, aujourd’hui estimée à 1 % de l’électricité mondiale consommée.

Nucléaire et énergie grise : il est facile de dire que l’énergie nucléaire est “verte” parce qu’il ne sort pas de fumée noire des centrales (je caricature à peine). Oui, mais, prise tout au long du cycle de production, la création d’électricité nucléaire perd de sa superbe ! Le site suédois de Vattenfall a fait le calcul (source). Au-delà du chiffre final, l’important ici est de voir le nombre d’étapes du cycle de production de l’énergie nucléaire et de ce dire qu’à chaque stade intervient une technologie qui, elle-même, a des externalités négatives sur l’environnement.

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La solution ? La déconsommaion

Inutile de vous faire un dessin : nous ne pouvons réduire notre empreinte énergétique tant que nous continuons à consommer des produits neufs.

La seule option est donc de réparer, d’acheter en seconde main, de réutiliser, de conserver, bref, de dé-con-sommer !

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