lire une carte en papier

Défi : apprendre aux digital natives à lire une carte en papier (+vidéo)

Et si vous deviez trouver votre chemin à l’aide d’une simple carte en papier, sans GPS ? Et – pire encore – si vous deviez apprendre à un digital native comment s’en servir, que feriez-vous ? Hein ? Heureusement, nous sommes là. 

Pour attirer l’attention du digital native, montrez-lui cette vidéo où un boomer relativement cool lui explique tout de manière très simple. 

Non, une carte, c’est pas le seum. (PS : ceci est notre 1er tuto vidéo, on sait y’a un cable qui pendouille et le montage est fait à la serpe. Merci de votre indulgence !)

Pour ceux qui rêvent d’aller plus loin

Si votre digital native (comprenez celle·ui né·e après l’Iphone 3G) a encore un smartphone qui marche, confisquez-le lui durant la “leçon”, histoire qu’il fasse au moins semblant de vous écouter. 

Une fois ce premier défi réussi, vous pouvez commencer par lui expliquer ce qu’est une carte : d’après l’IGN (aka Institut National de l’Information Géographique et Forestière), une carte est une image réduite, conventionnelle, d’une partie de la surface de la terre, que l’on peut considérer comme géométriquement exacte.” 

En clair ? C’est une représentation miniaturisée et codifiée d’un endroit in real life. Plus précisément encore, une carte géographique va représenter un endroit avec ses particularités physiques (montagnes, lacs, routes…). Presque comme Google Maps, mais sans batterie. C’est ouf.

S’il/elle est attentif.ve, le digital native pourra posera peut-être cette question : “mais comment cette carte peut-elle être géométriquement exacte” ? Vous pourrez alors prendre votre air le plus Hermione Grangerien du monde et répliquer en 3 mots : “l’échelle bien sûr !” 

L’échelle transforme la distance IRL en distance sur la carte. Par exemple, vous pourrez avoir une indication d’échelle comme “1 : 25 000” ou “1: 190 000”. Cela signifie qu’une unité sur la carte est égale à 25 000 ou 190 000 unités dans le monde réel. Généralement, 1 cm = 1 km.  

A partir de là, il faut repérer les routes, les montagnes… Et si vous n’avez rien de tout ça, il faut vous fier à la latitude et à la longitude. Et là, on entre dans le dur. 

La positive latitude ! (je sais, je sors) 

La latitude, c’est la distance en degrés à laquelle vous vous trouvez de l’équateur, soit en haut (nord) soit en bas (sud). Imaginez un tracé qui fait le tour de la Terre, séparant le nord du sud, le haut du bas, ou encore l’hémisphère nord de l’hémisphère sud : c’est l’équateur. Sa latitude est de 0 degré, si vous avez bien tout suivi. 

Allez, prends 3 minutes, ça fait partie de la culture générale…

Quand à la longitude, c’est la distance en degrés par rapport au Méridien de Greenwich, qui croise l’équateur perpendiculairement, c’est à dire en faisant une croix. 

Pour ceux qui n’ont rien compris, voici un topo chanté en rock californien.

Donc maintenant on ne parlera plus du haut et du bas, mais de la droit et de la gauche, ou de l’est et de l’ouest. La longitude, c’est donc la distance Est ou Ouest à laquelle vous vous trouvez du Méridien. 

Votre position c’est quand la latitude et la longitude se croisent. 

La légende, mais pas de Zelda (…ok boomer

La légende est la représentation des données d’une carte. Par exemple, si vous avez un tracé noir sur la carte, quand vous le retrouvez dans la légende, il y aura marqué sa signification à côté, ce qui peut être une route, un chemin… 

Les montagnes sont généralement représentées en marron ou en vert et plus foncées vers le bas et de plus en plus clair au fur et à mesure qu’elles s’élèvent en altitude. Les rivières, lacs et autres points d’eau sont logiquement en bleu. Les forêts, bois et toute autre type de végétation sont en général en vert. Les bâtiments sont en gris ou en noir. 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, vous pouvez retourner à votre partie de Candy Crush Saga. 

Message de service : cet article  a été relu et intertitré par un quasi-quarentenaire qui n’a même pas de compte Insta. Merci de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée.  

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