Boulets ou alliés ? Comment trier vos potes avant l’effondrement

L’effondrement arrive. Un bon gros merdier dont seuls les plus résilients sortiront. Mais quels potes embarquer avec vous dans ce nouveau départ ? 

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C’est un jour comme les autres. Vous profitez d’un pic-nic flexitarien entouré d’amis. Et vous ne pouvez vous empêcher de les regarder en vous demandant avec lesquels l’union ferait vraiment la force. Lesquels ne rentreront pas dans votre B.O.V 4×4 résilient ? On parle quand même de s’engager à très long terme avec ces gens, de fonder une sorte de tribu. Il va falloir prendre des décisions difficiles. 

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Conseil n°1 : avantage aux plus sociables

Si les Sopranos, Walking Dead et Scooby-Doo se rejoignent sur un point, c’est bien sur la force d’un groupe capable de collaborer dans des circonstances difficiles. Un groupe qui collabore s’évite les disputes, les vols de ressources et les prises de risques inutiles.

Même John McLane de Die Hard a eu besoin de l’aide un policier pour sauver le Nakatomi Plaza.

Alors, si vous pouvez éviter d’intégrer un traître, un cannibale en puissance ou un roquet mégalomane à votre groupe, vous augmenterez vos chances de survie. Pour cela, avant même de parler de compétences, il faudra d’abord tester l’intelligence émotionnelle de vos amis. 

Pour ce faire, posez-vous quelques questions, telles que :

  1. Combien sont venus vous aider à votre dernier déménagement ?
  2. Qui arrivent toujours les bras chargés de victuailles à vos apéros ?
  3. Combien vous doivent de l’argent ?
  4. Lesquels vous ont secourus après votre dernière rupture ?

Les plus rigoureux pourront leur faire passer un test d’évaluation du quotient émotionnel, basé sur celui du psychologue australien Nicolas Schutte. 

Vous pourrez ainsi déterminer votre “noyau dur” d’amis fidèles, loyaux et portés à la collaboration. Des gens empathiques, désintéressés et sur qui tenir quand la tension montera.

Une fois que vous avez ce fameux “noyau dur”, il sera possible d’ajouter des amis très talentueux, mais plus individualistes…. le noyau maintiendra la cohérence du groupe malgré tout.

Conseil n°2 : réunir une équipe aux compétences complémentaires

Si vous déjà regardé la série Mission Impossible, joué à des jeux de gestion ou travaillé dans l’administration hospitalière, vous savez l’importance capitale de la complémentarité des talents.

N’hésitez donc pas à établir une liste des compétences particulières de vos proches, façon “fiche de perso” de Dongeon & Dragons.

Recruter des profils polyvalents est impératif. Ainsi, un chasseur, un botaniste ou un ancien boy-scout est utile, mais il deviendra indispensable s’il est assez pédagogue pour enseigner ses techniques aux autres. Vous entourer d’instituteurs ou formateurs, surtout s’ils ont grandi en milieu rural, est donc idéal.

Conseil n°3 : entourez-vous de soignants

Avoir des amis capables de faire des sutures, traiter une carie,  ou des premiers soins est un atout majeur. Choyez-les. Si vous n’en avez pas… recrutez-en. Traîner dans les bars préférés des étudiants en médecine est un excellent moyen d’en rencontrer. Le must : les street médics. Des soigneurs débrouillards aidant les victimes des CRS. Ils sont habitués à gérer des situations de crise et à effectuer des soins avec le minimum syndical.

Si vous avez des enfants, il est capital d’avoir une personne dotée d’un talent pour gérer les gosses. Sans membre capable d’apaiser et de distraire les plus petits, votre groupe risque de prendre un gros coup au moral. En effet, une étude américaine a prouvé que le son le plus désagréable pour l’oreille humaine, sont les pleurs d’un bébé.

Conseil n°4 : entraînez vos proches, sans qu’ils ne s’en aperçoivent. 

C’est l’étape la plus délicate. Car vous avez beau connaître les talents et les caractères de vos amis, vous ne savez pas encore quelle est leur capacité de résilience. Vous allez peut-être vivre un périple en leur compagnie et votre vie va dépendre de leurs choix. Leur résistance psychologique et physique doivent donc être testées.

Un ami qui panique au moindre imprévu risque de poser des problèmes. Il va falloir en faire un dur : méditation, cardio, stage d’apprentissage des premiers secours, soirées jeux de société “psychologiques”, week-ends à la campagne ou – encore plus apocalyptique – au Hellfest… toutes les occasions sont bonnes. Et si vous ne vous impliquez pas par affection, faites le par pragmatisme.

Le seul inconvénient de ce programme c’est que vous ne pourrez plus profiter de vos grasses matinées tous les dimanches. Mais, pas d’inquiétude, vous pourrez les rattraper très vite, bien entouré par vos amis les plus utiles.