Aux yeux d’une majorité de Français, la sobriété est triste et punitive. Cela droit changer. Mais comment convaincre nos compatriotes que la frugalité sera heureuse ?
Les plaisirs du renoncement
Dans un monde où l’énergie est abondante et pas chère, les discours de sobriété sont incompréhensibles. Mais pourquoi se priver ?!, se demande le peuple.
Mais dans un contexte de ressources rares et chères, d’inflation et de paupérisation, la frugalité peut redonner le sourire à Madame Toulemonde. Le souci : rompre avec 70 ans de bourrage de crâne moderniste, progressiste et consumériste.
Pour Valérie Guillard, pro à l’université Paris-Dauphine, la sobriété sera rejetée tant qu’elle sera associée à l’idée de sacrifice (ou de « renoncement »). Mais, écrit-elle, les perceptions changent quand on démontre que la sobriété peut « procurer d’autres plaisirs ».
Deux exemples :
-prendre son vélo plutôt que sa voiture. Impensable pour 8 conducteurs sur 10. Et pourtant, c’est une façon de faire des économies ET du sport !
Le saviez-vous ? En 2021, les Français ont acheté plus de vélos (2,7 millions) que de voitures (1,65 million). Une réponse à la crise sanitaire et aux effets de la guerre en Ukraine.
-acheter d’occasion : autrefois mal vu par la plupart des consommateurs. Aujourd’hui, une façon de faire des économies tout en continuant à faire des « achats plaisir ».
-faire soi-même (DIY) : une corvée devenue un hobby familial !
Conclusion