L’écossaise Findhorn, capitale du monde d’après ?

Depuis une cinquantaine d’années, le village écossais de Findhorn et ses 500 habitants font figure de modèle de résilience urbaine. Autonome en alimentation et en énergie, il inspire les transitionneurs du monde entier.

La légende de Findhorn

Selon la légende, tout commence en 1962. Dorothy Maclean, Peter Caddy et sa femme Eileen s’installèrent dans une bicoque sur un terrain vague. Sans logement, au chômage, ils tentent d’améliorer leurs fins de mois en improvisant un potager.

Un peu plus de 50 ans plus tard, la communauté de Findhorn compte plus de 450 membres et reçoit près de 4 000 visiteurs du monde entier chaque année (bonjour l’empreinte carbone indirecte!).

Lire aussi : « Le seul futur viable pour l’humanité, c’est une vie écologique hors des grandes villes ». Entretien avec Guillaume Faburel.

The Parc

Dans cet écovillage néo-rural surnommé « Le Parc », les chaumières de bois ont des allures de cabanes de Hobbits. Dans ses auberges, on déguste du poisson pêché le matin même, seule incartade au régime végétarien des locaux. Dans les trois immenses serres de la communauté, on pratique la permaculture. Les fruits et légumes sont cultivés sans pesticides, avec un compost collecté chez chaque habitant.

Pour méditer, on se rendait au sanctuaire. J’en parle au passé parce que le temple a brûlé en Avril 2021 : un incendie volontaire, commis par un pyromane qui s’est rendu à la police. Aucune victime n’est à déplorer et “les bâtiments seront reconstruits” a déclaré Caroline Matters, une des dirigeantes de la Fondation.

Au déjeuner, tout le monde se retrouve au centre communautaire, sorte de réfectoire collectif, ou bien au Phoenix Café. On y paie en monnaie locale (l’Eko) que l’on peut déposer à la banque du village, l’Ekopia.

Les eaux usées sont traitées par un système de phytoépuration surnommé « la machine vivante » qui renvoie l’eau traitée vers la nappe phréatique.

Cette « machine vivante » alimente des pompes à chaleur qui chauffent certains bâtiments récents. Les autres étant chauffés par un chauffage central à biomasse et de poêles. Double ou triple vitrage pour tous, orientation plein Sud, panneaux solaires sur les toits, matériaux locaux ou de récup’.

The Living Machine

Findhorn en 2035

Évidemment, la communauté a aussi son lot de soucis : certains habitants se chauffent au propane et il est difficile de produire plus d’électricité pour décarboner ces habitations.

Et puis, les 3 éoliennes, qui fournissent 625 kilowatts d’énergie, ne sont pas toujours opérationnelles et il faut pomper l’électricité au réseau national.

Des éoliennes qui devraient prendre leur retraite en 2035 et ne pas être remplacées : pas assez fiables. Le mieux est encore de se brancher sur le réseau national, dont l’énergie est de plus en plus verte. Même si ce choix suscite de houleux débats.

Enfin, le COVID-19 a fortement réduit le nombre de touristes… et dont les revenus du village qui organisaient diverses formations et stages spirituels. Une perte financière qui force la communauté à retrouver l’esprit de résilience des débuts.

Findhorn, le petit paradis vert de l'Ecosse

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