rapport de l'ademe pour 2022
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Quand l’ADEME imagine la France du futur, ça fait rêver… et pleurer

Dans son rapport 2022, l’ADEME imagine les scénarios « neutralité carbone » pour la France. Pour qui sait lire entre les lignes, il y a peu d’espoir…

Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Le premier scénario du rapport de l’ADEME imagine une « génération frugale »,  qui modifie ses façons de vivre et de consommer.

Conséquence : une réduction de 30% de la taille des habitations, division par 3 de notre conso de viande et d’électricité, un « fort retrait » de la voiture et de l’avion, le recyclage de la plupart des matière premières… Bref, une formidable transition ! You-pi.

Sobriété = décroissance… invévitablement !

Mais, immédiatement, l’Ademe se sent obligé de préciser que « la sobriété n’est pas synonyme de décroissance », ajoutant que cette transition engendrera « une hausse de l’activité économique » et promet « qu’aucun de ces scénarios n’engendre de récession à terme ».

Hum. On aimerait croire l’Agence, mais, malheureusement, elle n’anticipe pas les effets de ce changement de modèle sur les secteurs de la banque, du BTP et de l’industrie automobile, sur les prix de l’immobilier et la rémunération de l’épargne, sur les rentrées fiscales, etc.

Ce scénario est bien celui d’une décroissance, qui provoquera une baisse générale du patrimoine des Français, qu’il s’agisse du patrimoine immobilier, financier, mais aussi des services publics dont le financement dépend à 80% de la TVA, et donc de la consommation des ménages.

Pour toutes ces raisons, il est peu probable que les pouvoirs publics ne mettent en œuvre ce type de programme, capable de provoquer un phénomène de Gilets Jaunes puissance 1000.

Alors, quels scénarios crédibles ?

L’ADEME présente 3 autres scénarios, qui paraissent plus crédibles politiquement parlant, mais pas écologiquement.

Les 3 autres scénarios se basent sur des « investissements d’efficacité énergétique ».

Autrement dit : le transfert de milliards d’euros de subventions publiques (majoritairement financés par de la dette) vers de grands groupes industriels chargés de rénover les bâtiments, développer de nouvelles infrastructures de transports publics, déployer des greentechs un peu partout, multiplier les usines de recyclage, de production de biofuel, et les systèmes de captation du CO² !

En voilà une bonne nouvelle pour les bétonneurs et les GAFAM !

Je ne serai pas étonné que le grand programme de planification écologique qui sera bientôt confié au premier ministe d’Emmanuel Macron ressemble furieusement à ce vaste programme « d’investissements d’efficacité énergétique ». Bref : ils ont trouvé un nouveau filon pour pomper un max d’argent public !

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