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Mélenchon Président : la France sombrera dans une crise de la dette qui durera 7 ans

Politique fiction, ou pas ? Nous sommes en Juin 2027. Mélenchon est Président de la République. La crise financière fragilise l’économie française, déjà marquée par des déficits publics chroniques et une dette élevée. Soudain, c’est le drame.

Les élections législatives ne lui assurent pas de majorité absolue : LFI remporte 35 % des sièges, le RN 40 %, le centre-gauche 15 % et la droite près de 10 %.

Le RN réclame Matignon, et organise une alliance avec la droite. Mais les “ex-macronistes” refusent de gouverner avec Marine Le Pen et créent un bloc “indépendant” dans lequel ils sont rejoints par de nombreux ex-socialistes.

Dans ces conditions, Jean-Luc Mélenchon tente de constituer des gouvernements de gauche qui sont systématiquement censurés. Il finit par constituer un gouvernement technique, confié à Éric Coquerel.

Rapidement, ce gouvernement technique prépare le budget 2027. Beaucoup constatent qu’il ne se contente pas d’expédier les affaires courantes, mais prend de nombreux décrets qui ouvrent de nouveaux droits sociaux, conduisent au recrutement de nombreux fonctionnaires et creusent le déficit public.

Octobre – Novembre 2027

Les agences de notation (Fitch, S&P, Moody’s) dégradent la note de la France. Les taux d’emprunt français s’envolent.

Janvier – Février 2028

La charge de la dette dépasse le plafond de soutenabilité. La France, privée de budget, demande officiellement l’aide de l’UE.

Le 2 février 2028, un premier plan de sauvetage de 200 milliards d’euros est accordé par la zone euro et le FMI, en échange d’un plan d’austérité sévère (retraites baissées de 30 %, suppression de 10 % des fonctionnaires d’État et 30 % des fonctionnaires territoriaux, hausses de la TVA, de l’IR, de la TF, restauration d’une TH, réformes structurelles : versement des allocations chômage et du RSA limitées à 10 mois, suppression des aides CAF pour les classes moyennes et supérieures, déremboursement de nombreux médicaments, réforme du système de retraite et ajout d’une partie de capitalisation).

Les décisions prises à Paris sont désormais évaluées à Bruxelles, à Francfort et à Washington. Le terme de « mise sous tutelle », encore refusé par le gouvernement, commence à s’imposer dans le débat public.

La comparaison avec la crise grecque devient omniprésente. Les médias parlent de « troïka française », même si le dispositif institutionnel n’est pas strictement identique à celui appliqué à Athènes. L’image est politiquement dévastatrice : la France, l’une des principales puissances économiques de l’Union européenne, doit désormais rendre des comptes à ses créanciers.

Jean-Luc Mélenchon promet de démissionner à l’issue de l’application de ce plan.

Les banques sous pression

L’annonce du plan calme temporairement les marchés, mais ne rétablit pas la confiance. Les ménages les plus aisés et les entreprises commencent à transférer une partie de leurs avoirs à l’étranger. Les banques françaises enregistrent une hausse des retraits et des transferts vers des établissements situés en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg ou aux Pays-Bas.

Le phénomène reste d’abord limité, mais il nourrit une inquiétude supplémentaire : celle d’une crise bancaire venant s’ajouter à la crise des finances publiques.

Le gouvernement appelle au calme et assure que les dépôts sont garantis.

Le premier choc social

Les premières mesures d’austérité produisent immédiatement leurs effets.

La réduction des dépenses publiques touche les administrations, les collectivités locales, les hôpitaux et les services sociaux.

Les suppressions de postes dans la fonction publique provoquent des mouvements de grève massifs.

La hausse de la TVA de 3 points est particulièrement impopulaire.

Les retraités sont frappés par la baisse des pensions et la limitation du RSA et des allocations chômage fait basculer une partie des ménages modestes dans la grande précarité.

Mars – Juillet 2028

L’austérité entre dans la vie quotidienne

Des équipements publics ferment 3 jours sur 5 faute de personnel. Les délais administratifs s’allongent. Les hôpitaux suspendent certaines et organisent du triage.

La fin du statut de la fonction publique devient l’un des principaux foyers de contestation.

La baisse de la consommation entraîne une multiplication des plans sociaux.

L’État cherche à réduire rapidement son déficit, mais cette réduction des dépenses contribue à faire baisser l’activité économique, donc les recettes fiscales. Le gouvernement se retrouve alors enfermé dans une spirale : pour respecter ses objectifs budgétaires, il doit réduire davantage les dépenses ; mais ces réductions affaiblissent l’économie et rendent les objectifs encore plus difficiles à atteindre.

Les négociations avec Bruxelles se tendent

Au printemps, les premières discussions sur l’application du plan deviennent conflictuelles.

Le gouvernement demande un étalement de certaines mesures afin de limiter la récession. Les créanciers refusent de remettre en cause les objectifs fondamentaux du programme. Ils acceptent quelques aménagements techniques, mais exigent le maintien des engagements budgétaires.

Les négociations deviennent un spectacle politique quotidien.

Une partie de la classe politique réclame un moratoire. L’extrême droite réclame une sortie de l’euro.

Le référendum comme menace

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Face à la contestation, Jean-Luc Mélenchon commence à évoquer la possibilité d’une consultation populaire sur les réformes imposées.

Mais il reste engagé par sa promesse de démissionner à l’issue de l’application du plan.

Août 2028

Activation du Fonds européen de stabilité financière (FESF), mécanisme temporaire destiné à venir en aide aux pays en difficulté de la zone euro.

Le premier plan de 200 milliards d’euros avait permis d’éviter un défaut immédiat de la France. Mais il apparaît désormais que le problème est plus profond : l’économie française ne parvient pas à retrouver suffisamment rapidement de croissance pour stabiliser sa dette.

2029

La récession s’aggrave, le chômage explose, la pauvreté atteint des niveaux historiques, les grèves générales se multiplient, les fonctionnaires ne sont plus payés pendant 3 mois d’affilée et la police menace de s’en prendre au gouvernement, le pays est au bord de la guerre civile.

Les syndicats organisent plusieurs journées de mobilisation nationale, qui se transforment progressivement en grèves générales.

Les transports sont paralysés. Les écoles ferment. Les ports tournent au ralenti. Les raffineries sont bloquées. Les administrations sont occupées.

Les manifestations rassemblent des populations très différentes : fonctionnaires, retraités, salariés du privé, étudiants, travailleurs précaires et petits entrepreneurs.

Les slogans ne réclament plus seulement l’abandon d’une réforme particulière. Ils réclament la fin du programme d’austérité lui-même.

Le gouvernement perd progressivement toute capacité à imposer son autorité.

À l’Assemblée nationale, les groupes politiques qui soutenaient ponctuellement les mesures d’urgence refusent désormais d’assumer leur coût politique.

Le RN réclame de nouvelles élections et accuse le gouvernement de « sacrifier le pays à Bruxelles ». Une partie de la gauche réclame la désobéissance aux créanciers. Le centre et la droite modérée défendent le maintien dans la zone euro mais demandent une renégociation du calendrier d’austérité.

Mélenchon, qui avait promis de quitter l’Élysée une fois le plan appliqué, est pris entre deux contradictions : il veut respecter sa promesse tout en refusant de laisser son départ être interprété comme un abandon du pays au moment le plus critique.

À mesure que la situation économique se détériore, les banques françaises sont à nouveau sous pression.

Une idée jusqu’alors considérée comme impensable commence à s’imposer : une partie de la dette française détenue par les investisseurs privés pourrait devoir être effacée.

Automne 2029 : la question de la restructuration

La crise atteint son point culminant à l’automne.

Les négociations aboutissent à l’idée d’un second plan de sauvetage, beaucoup plus directement associé à une restructuration de la dette privée.

Le principe du haircut apparaît : les créanciers privés accepteraient de perdre une partie substantielle de leurs créances en échange d’une stabilisation financière de la France.

Les banques françaises et européennes doivent absorber les pertes. Les investisseurs internationaux contestent les conditions du plan. Les gouvernements européens craignent un effet domino sur les marchés obligataires.

Octobre-novembre 2029

Accord sur un deuxième plan d’aide et une décote de la dette privée française (« haircut » d’environ 50 % pour les créanciers privés). Mélenchon propose un référendum sur le plan en même temps qu’un référendum sur la VIe république, provoquant une crise politique ; il démissionne.

De nouvelles élections Présidentielles sont organisées. Dominique de Villepin en sort vainqueur à une très courte majorité face à Jordan Bardella et constitue un gouvernement d’Union Nationale constiuté de personnalités de droite et du centre. Son Premier ministre est Christian Noyer, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien vice-président de la BCE.

Décembre 2029

Adoption formelle du deuxième plan de sauvetage (environ 100 milliards d’euros), accompagné d’une restructuration massive de la dette détenue par les créanciers privés (PSI – Private Sector Involvement).

Janvier 2029

Les élections législatives donnent une majorité à la “Liste d’union nationale” organisée par Dominique de Villepin. À cette nouvelle, les agences de notation réhaussent la note de la dette Française.

2031-2032

Poursuite des politiques d’austérité, récession profonde (PIB en chute de plus de 25 % depuis 2027), taux de chômage dépassant 33 %.

Mai 2032

Nouvelle victoire électorale de la gauche anti-capitaliste et anti-austérité menée par Manon Aubry. De nouveau les agences de notation abaissent brutalement la note de la France.

Juin-juillet 2032

Rupture des négociations avec les créanciers. Le 5 juillet 2032, en même temps que les élections législatives, Manon Aubry organise à nouveau un référendum lors duquel les Français rejettent majoritairement (67 %) les plans proposés par les créanciers.

Août 2032

Malgré le résultat du référendum, Manon Aubry n’obtient pas de majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Jordan Bardella refuse de devenir premier ministre d’un pays en faillite. Un gouvernement technique est nommé. Un troisième plan d’aide est signé (environ 90 milliards d’euros) par ce gouvernement, avec de nouvelles conditions d’austérité.

Janvier 2034 

Fin officielle du dernier programme d’assistance financière : la France sort du mécanisme de sauvetage international après six ans sous tutelle. Manon Aubry dissout l’assemblée Nationale. Victoire éclatante du RN : Jordan Bardella devient enfin Premier ministre.

2037

Après 3 ans à Matignon, Jordan Bardela devient président de la République. Il y restera un mandat.

 

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